Un département qui passe à côté…

Alors que pendant de nombreuses années le Conseil Général était en pointe sur un certains nombres de sujets (ligne LGV, redécoupage des régions, tourisme, …), depuis 6 mois, il ne se passe plus grand chose.
A l’heure où les compétences de nos collectivités évoluent, il aurait pourtant semblé important que le Conseil Départemental se mobilise sur les grands enjeux départementaux.
Sur la LGV par exemple, alors que GrandAngouleme et Angoulême se sont montrés pro-actifs, ont pris l’initiative pour rencontrer et convaincre au plus haut niveau, le silence du département a, à contrario, était complètement assourdissant… Le sujet est pourtant transversal et concerne tant le développement économique que le tourisme et plus généralement l’attractivité de notre territoire, la Charente.

Sur la question de l’accueil des migrants, autre sujet qui fait grand bruit actuellement, pas grand chose ! Si la gestion de fond de cette question revient logiquement à l’Etat et à l’Europe, il est impressionnant de constater une telle passivité de la majorité départementale. La solidarité et pourtant la première des compétences obligatoires de notre institution départementale. Évidemment le sujet et complexe et il ne s’agit pas de dire que le Président et son exécutif auraient dû trouver en un claquement de doigts des solutions qui sont évidement complexes.

Il aurait été néanmoins légitime qu’ils s’emparrent du sujet et se placent en organisateur avec l’ensemble des élus départementaux. Qu’ils prennent des décisions rapides pour contribuer à la solidarité nationale indispensable devant une telle situation. Mais là encore, si on entend certains maires, si l’on entend les agglomérations d’Angoulême et de Cognac se positionner et travailler à accueillir dans de bonne conditions des migrants qui, rappelons le, fuient simplement la guerre et la mort, pas grand chose du côté de notre institution.

Interpellé par Nicoles BONNEFOY, notre sénatrice, Jean-Francois DAURÉ, Président de GrandAngouleme et Frédéric Sardin au nom de notre groupe, la réponse du Président a été d’ajouter ce sujet à la session extraordinaire du… 29 septembre. J’en déduis que cosigner un courrier incitant les maires à agir et demander à Logélia de mettre à disposition quelques logements sont la réponse de notre assemblée dont, je le redis, la solidarité est pourtant la première compétence. Pas d’ouverture de crédit, pas de mobilisation du réseau de MDS, pas d’actions concrètes alors que l’urgence est pourtant criante.

Le Président et sa majorité ont certainement des sujets de préoccupations plus importants…