Démagogie BIS

Depuis des années, alors que la majorité était opposition, François Bonneau et ses collègues tiraient à boulet rouge sur la gestion du département.
Depuis qu’ils sont majoritaires, ils continuent (vous me direz, au moins, pour une fois, ils sont cohérents…) même en ayant accès à toutes les informations possibles et inimaginables…
Puis, lors de la Commission Permanente d’octobre, M. Klopfer, fondateur du cabinet d’audit du même nom et dont la réputation et le sérieux ne sont plus à prouver nous ont présenté un audit en 2 parties : bilan et prospective.
Alors que nombre de personnes s’attendaient à voir tomber sur nous et sur le bilan un déferlement de remontrances, d’accusations, de (très) mauvais chiffres, v’là t’y pas (comme on dit en patois) que l’on nous annonce que la Charente est un département dans une situation plutôt saine : réduction de l’endettement, maintien des investissements à un niveau cohérent, stabilité de la fiscalité,…
Evidemment, nous n’étions pas surpris, nous savions que depuis des années la Charente est gérée prudemment et efficacement, et que même si rien n’est jamais parfait en ce bas monde, finalement, le travail des élus et notamment de l’exécutif précédent a permis à M. Bonneau de prendre la barre d’un navire en très bon état, contrairement à ce qu’il annoncé à coups de déclarations fracassantes à qui voulait bien l’entendre.

Sur la prospective, évidemment, le tableau est plus sombre. Même si les inquiétudes de notre Président semblent largement supérieures à celle du cabinet d’audit (engagé par lui hein, pas de mauvais procès, merci). J’aurai l’occasion d’exprimer mon avis sur le sujet lors du débat d’orientation ou du vote du budget (qui a d’ailleurs été retardé !). Néanmoins, depuis leur élection, le nouveau Président et son exécutif ne cessent d’expliquer qu’à cause de la baisse des dotations aux collectivités imposée par le gouvernement notre département court à la catastrophe… 2 points que je souhaite vous livrer :

  • La diminution des dotations n’est pas un fait nouveau. Tout le monde en connaissait l’impact et ce bien avant la campagne électorale et les promesses qui l’ont accompagné… Alors dire aujourd’hui que sans doute il sera difficile de tenir parole « à cause du gouvernement »… Ca ressemble à de la malhonnêteté caractérisée non ?
  • Ensuite, sur le fond, oui, il est demandé un effort de 50 milliards à l’ensemble des collectivités et oui, les départements sont les plus impactés. Néanmoins, rappelons que l’objectif de cet effort est de réduire un déficit qui a augmenté de 602 milliards pendant les 5 ans du « règne » de Sarkozy. Rappelons enfin que les actuels « champions » auto-proclamés de la droite annoncent eux aussi un effort demandé aux collectivités locales. Mais attention, on ne parle pas de 50 milliards, mais plutôt d’une fourchette allant selon les jours de 100 à 130 milliards d’euros. Avec un peu de chance, soucieux de préserver notre Département, l’exécutif annoncera finalement son soutien au président sortant en 2017 !

Ainsi va la vie au Département : on navigue entre démagogie et populisme…
Et les projets ? Les actions ? Excellente question…merci de l’avoir posée.