Indemnités, cohérence… un beau résumé de la droite en action

Rappelez-vous, au lendemain de l’élection de M. Bonneau à la présidence de l’Assemblée Départementale… 2 faits marquants :

  • Il faut faire des économies, aussi était il envisagé que le Département sorte du SMAPE, à moins que celui-ci s’engage dans une réduction de budget, dans le fait de ne pas relancer le feu d’artifice du Plan d’Eau et que les membres de l’exécutif ne perçoivent pas d’indemnité
  • La place de l’opposition n’est pas respectée. Dans bon nombre d’organismes, les places laissées au groupe d’opposition sont très largement inférieures à la représentativité qui est la notre au sein du Département (18 conseillers d’opposition, 20 conseillers de la majorité) et notamment sur le SMAPE, il a fallu de nombreuses heures pour obtenir le moindre siège.

2 ans après, quelques constats :

  • Le département a gardé sa place au sein du SMAPE ce qui est dans l’absolu une bonne chose puisque cet équipement contribue à l’attractivité du territoire et surtout permet à de nombreux charentais d’accéder à un espace de loisirs de qualité gratuitement. Je pense notamment aux plus modestes qui n’ont pas les moyens de partir en vacances ou en week-end avec leurs enfants…
  • M. Bourguoin, conseiller communautaire et Maire-Adjoint d’Angoulême, a été élu président alors même que les cabinets de l’agglomération, de la ville et du département avaient négocié tout autre chose. La parole vaut l’homme…
  • Réunion après réunion, les délégués du département au sein du SMAPE sont devenus quasi inexistants, allant même jusqu’à être le seul de la collectivité pour les dernières Orientations Budgétaires. C’est bien de vouloir prendre les places, c’est mieux de s’intéresser un minimum aux structures dans lesquelles on siège.
  • Ce dernier été fut particulièrement difficile pour les usagers du site : jeux abimés et pour certains inutilisables voir dangereux, baignade parfois fermée du fait de recrutement de maitres nageurs bâclés…

Et jeudi dernier… jeudi dernier…
Rebelotte. Je me présente au lieu de la réunion, et je retrouve la crème de la crème de l’Assemblée Départemantale ! Pas moins de 3 vices-présidents sont là, Jérôme Sourrisseau, Samuel Cazenave, Didier Villat ainsi que d’autres élus de la majorité. Je m’en étonne. Réponse de l’un d’entre eux (non, je ne dirais pas lequel…) : « Il s’agit d’être au bon endroit au bon moment ». Comme si, en dehors de l’élection de son président, une structure n’avait aucun intérêt, un équipement qui accueille des dizaines de milliers d’enfants, d’adultes, de familles… bel esprit ma foi.

Un vote tendu avec 3 tours, a chaque fois une égalité parfaite 6 bulletins à 6 et au final le maintien de M. Bourguoin au privilège de l’âge (quelle gloire quand il s’agit de promouvoir le renouvellement…). Plus surprenant, une proposition de délégation à des membres de gauche (semble-t-il) de l’agglomération de 2 vices-présidences. Evidemment, Jean-Jacques Fournié battu dans la course à la présidence refuse, ce n’est pas le cas de M. Acquier. Seconde surprise, une délibération sur les indemnités. Depuis de très nombreuses années, aucun membre de l’exécutif du SMAPE (président et vice-présidents) refusaient de percevoir leur indemnité dans un souci d’économie, souci d’ailleurs conditionnant le soutien du département (en tout cas de son président) à la structure. M. Bourgouin et ces vices-présidents précédents (M. Rivière et moi-même) les avaient d’ailleurs refusées. Sujet duquel le Président s’était alors enorgueillit au nom d’une saine gestion.
Et évidemment, ce qui devait arriver arrivé : avec le soutien des représentants issus de la majorité de l’Assemblée départementale cette indemnisation est actée.
La boucle est bouclée. Cohérence, vous avez dit cohérence ? La cohérence ne vaut-elle pas lorsqu’il s’agit de s’assurer une présidence (non, je n’ai pas parlé d’acheter une élection, chacun se fera son idée…)

Reste une question en suspend : jusqu’a quand aura-t-on la chance de voir autant de (hauts) délégués du département être présents aux prochaines réunions du syndicat…« Etre là au bon moment » qu’il disait : tout un programme !