Pourquoi je soutiens Emmanuel Macron

2 raisons majeures m’ont amené à faire le choix d’Emmanuel Macron.
  • Sa capacité à fédérer une base suffisamment large pour tenir tête à la droite de la droite, que ce soit l’extrême droite ou la droite dite jusqu’alors républicaine mais qui semble ne plus avoir grand chose de républicaine tant elle est aujourd’hui gangrénée par une idéologie de plus en plus réactionnaire et conservatrice.
  • Sa capacité de faire des propositions à la fois novatrices, réalistes et justes. L’approche sur l’assurance chômage me semble en être une excellente illustration, tant dans la proposition, dans la mise en oeuvre que dans la philosophie qui l’a sous-tend. Considérer qu’être au chômage n’est pas une difficulté de nature individuelle mais bien que le « phénomène chômage » est global et doit être considérer comme tel. D’où la volonté d’étendre la protection à des corporations qui n’en bénéficient pas aujourd’hui (entrepreneurs, agriculteurs, professions libérales…) tout en assurant un élargissement de son financement qui évolue pour passer d’un financement « individuel » au travers des cotisations à un financement collectif au travers de la CSG. Cela présente l’avantage d’augmenter l’assiette du financement, de faire contribuer l’ensemble des ressources et pas uniquement les revenus issus du travail et de redonner du pouvoir d’achat aux salariés puisque pour eux l’évolution de la CSG est surcompensée par la suppression des cotisations.
Alors évidemment, non, l’ensemble des propositions du programmes ne sont pas satisfaisantes, mais qui peut dire se retrouver à 100% dans le programme d’untel ou d’untel. Oui, le positionnement d’Emmanuel Macron sur le volet économique est d’orientation libérale. Pour autant, il ne sacrifie pas l’aspect social, notamment en ce qui concerne le chômage, je viens de l’évoquer, mais aussi la santé, l’éducation…
Je n’évoquerai pas l’ensemble de son programme, le but de cette intervention étant d’expliquer le fondement de mon choix, je reste évidemment disponible pour en débattre et vigilant à l’évolution d’une campagne qui nous montre à quel point, jour après jour tout va vite, très vite, trop vite sans doute.