Baptême républicain

Aujourd’hui, pour la première fois depuis que je suis élu, j’ai eu la joie de célébrer un baptême républicain. J’avais envie de partager ici les quelques mots que j’ai adressé à Agathe, à sa famille d’Agathe, à ses proches et à ses marraine et parrain. J’avoue m’être inspiré d’autre déclarations, glanées ici et là.

Acte avant tout humaniste, le baptême républicain est l’engagement moral du parrain et de la marraine d’apporter aide et réconfort à l’enfant. Un engagement d’autant plus fort qu’il ne comporte aucune reconnaissance ni obligation légale.

Au-delà de cet engagement, cette cérémonie a aussi pour objectif de te faire entrer dans la communauté républicaine et de te faire adhérer symboliquement aux valeurs de la République et, notamment, au triptyque Liberté, Egalité, Fraternité.

Une Liberté sans autres limites que celle des autres et qui peut se résumer à cette maxime : « Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. »

Une Egalité qui se doit d’être avant tout et plus que tout une égalité de dignité et qui veut que « tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi ».

Une Fraternité qui est tout simplement l’expression républicaine du vouloir vivre en commun fondée sur des valeurs humanistes et universelles.

Dans ce cadre, je sais que tu seras un nouveau maillon de la chaîne d’union des hommes et des femmes qui veulent un monde meilleur, un monde plus juste et plus ouvert.

Léa, Benoît votre présence aux côtés d’Agathe, témoigne de votre volonté, de participer à son éducation Citoyenne et Laïque. Aux côtés de ses parents, vous lui inculquerez les principes de vie de notre société démocratique.

Mais au-delà de votre rôle civique, vous aurez peut-être aussi un rôle plus social. Agathe aura probablement besoin de conseils et d’écoute. Il est parfois difficile pour un enfant, un adolescent, de se confier à son père ou à sa mère, et sans doute, viendra-t-elle alors vers vous…

Pour conclure, mes derniers mots seront pour Agathe. 

Si la République se construit sans cesse, nul doute que tu seras un des artisans de cette belle et noble construction et que, dans ce cadre, ta famille et tes proches seront là pour te soutenir, t’orienter et te guider.

Nul doute également que tu seras là pour eux quand ils en auront besoin et que tu sauras te rendre utile à cette République qui t’accueille avec joie et honneur en son sein.

Aujourd’hui, la République de France te reconnait comme l’une de ses enfants. Elle t’apportera l’instruction, elle te soignera, elle te protégera. N’aie pas peur. Toutes les personnes ici, autour de toi, te soutiendront à chaque étape de ta vie. Si la République est une et indivisible, nous, nous sommes tous unis derrière toi.

Indemnités, cohérence… un beau résumé de la droite en action

Rappelez-vous, au lendemain de l’élection de M. Bonneau à la présidence de l’Assemblée Départementale… 2 faits marquants :

  • Il faut faire des économies, aussi était il envisagé que le Département sorte du SMAPE, à moins que celui-ci s’engage dans une réduction de budget, dans le fait de ne pas relancer le feu d’artifice du Plan d’Eau et que les membres de l’exécutif ne perçoivent pas d’indemnité
  • La place de l’opposition n’est pas respectée. Dans bon nombre d’organismes, les places laissées au groupe d’opposition sont très largement inférieures à la représentativité qui est la notre au sein du Département (18 conseillers d’opposition, 20 conseillers de la majorité) et notamment sur le SMAPE, il a fallu de nombreuses heures pour obtenir le moindre siège.

2 ans après, quelques constats :

  • Le département a gardé sa place au sein du SMAPE ce qui est dans l’absolu une bonne chose puisque cet équipement contribue à l’attractivité du territoire et surtout permet à de nombreux charentais d’accéder à un espace de loisirs de qualité gratuitement. Je pense notamment aux plus modestes qui n’ont pas les moyens de partir en vacances ou en week-end avec leurs enfants…
  • M. Bourguoin, conseiller communautaire et Maire-Adjoint d’Angoulême, a été élu président alors même que les cabinets de l’agglomération, de la ville et du département avaient négocié tout autre chose. La parole vaut l’homme…
  • Réunion après réunion, les délégués du département au sein du SMAPE sont devenus quasi inexistants, allant même jusqu’à être le seul de la collectivité pour les dernières Orientations Budgétaires. C’est bien de vouloir prendre les places, c’est mieux de s’intéresser un minimum aux structures dans lesquelles on siège.
  • Ce dernier été fut particulièrement difficile pour les usagers du site : jeux abimés et pour certains inutilisables voir dangereux, baignade parfois fermée du fait de recrutement de maitres nageurs bâclés…

Et jeudi dernier… jeudi dernier…
Rebelotte. Je me présente au lieu de la réunion, et je retrouve la crème de la crème de l’Assemblée Départemantale ! Pas moins de 3 vices-présidents sont là, Jérôme Sourrisseau, Samuel Cazenave, Didier Villat ainsi que d’autres élus de la majorité. Je m’en étonne. Réponse de l’un d’entre eux (non, je ne dirais pas lequel…) : « Il s’agit d’être au bon endroit au bon moment ». Comme si, en dehors de l’élection de son président, une structure n’avait aucun intérêt, un équipement qui accueille des dizaines de milliers d’enfants, d’adultes, de familles… bel esprit ma foi.

Un vote tendu avec 3 tours, a chaque fois une égalité parfaite 6 bulletins à 6 et au final le maintien de M. Bourguoin au privilège de l’âge (quelle gloire quand il s’agit de promouvoir le renouvellement…). Plus surprenant, une proposition de délégation à des membres de gauche (semble-t-il) de l’agglomération de 2 vices-présidences. Evidemment, Jean-Jacques Fournié battu dans la course à la présidence refuse, ce n’est pas le cas de M. Acquier. Seconde surprise, une délibération sur les indemnités. Depuis de très nombreuses années, aucun membre de l’exécutif du SMAPE (président et vice-présidents) refusaient de percevoir leur indemnité dans un souci d’économie, souci d’ailleurs conditionnant le soutien du département (en tout cas de son président) à la structure. M. Bourgouin et ces vices-présidents précédents (M. Rivière et moi-même) les avaient d’ailleurs refusées. Sujet duquel le Président s’était alors enorgueillit au nom d’une saine gestion.
Et évidemment, ce qui devait arriver arrivé : avec le soutien des représentants issus de la majorité de l’Assemblée départementale cette indemnisation est actée.
La boucle est bouclée. Cohérence, vous avez dit cohérence ? La cohérence ne vaut-elle pas lorsqu’il s’agit de s’assurer une présidence (non, je n’ai pas parlé d’acheter une élection, chacun se fera son idée…)

Reste une question en suspend : jusqu’a quand aura-t-on la chance de voir autant de (hauts) délégués du département être présents aux prochaines réunions du syndicat…« Etre là au bon moment » qu’il disait : tout un programme !