Avec Martine PINVILLE, la Charente entre au Gouvernement

J’ai hésité mais j’ai finalement décidé de partager la fierté de voir une élue charentaise aussi engagée tant pour son (notre) territoire que pour l’ensemble des français intégrer le gouvernement.

Plus qu’une élue impliquée, maitrisant les dossiers qui lui ont été confiés, toujours très attentive aux nombreuses sollicitations, loyale envers ses engagements, Martine c’est une femme politique qui s’est forgée en quelques années.

Je me souviens notamment de cette soirée du 17 juin 2007 ou, avec des centaines de personnes, nous fêtions l’entrée de Martine à l’Assemblée Nationale après une (très) rude campagne. Déjà à l’époque les électeurs reconnaissaient le sérieux, l’engagement et la volonté de celle qui est aujourd’hui nommée secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire.

Je pourrais encore longtemps complimenter Martine, tant la femme, l’élue que l’amie. Je pourrais rappeler sont engagement récent sur les sujets de la santé, du vieillissement et du handicap. Je pourrais rappeler son rôle dans la réflexion sur la mise en place du tiers généralisé, sur la modulation des allocations familiales pour davantage de justice sociale. Mais je n’aurais pas passez d’un article pour tout évoquer.

Difficile néanmoins de ne pas évoquer le soutien qu’elle m’a toujours témoigné, la confiance et la loyauté respective qui caractérise notre relation. Si évidemment aujourd’hui certains de ces adversaires politiques d’hier et sans doute de demain tombent à bras raccourcis sur cette nomination, j’ai quant à moi toute confiance dans le travail qu’elle va mener dès demain pour contribuer à la relance de notre économie en jouant sur tous les leviers dont elle a aujourd’hui la charge.

Evidemment, demain comme hier, elle peut compter sur mon humble et sincère soutien !

Une nouvelle majorité entre démagogie et populisme

L’une des premières déclarations de M. Bonneau, quelques jours seulement après son élection à la présidence du Conseil départemental, a été d’annoncer (avec l’arrêt des travaux de Chassenon) une baisse de 5% des indemnités des élus afin de maintenir le montant de l’enveloppe budgétaire malgré 3 nouveaux élus.
Pourtant, chiffres à l’appui, comme nous l’avons démontré dans l’hémicycle, le compte n’y est pas. En effet, malgré cette baisse de 5% voulu par la nouvelle majorité, l’enveloppe reste de plusieurs dizaines de milliers d’euros supérieure à celle de 2014.
Nous avons donc proposé un amendement afin de réduire les indemnités de 7,8% afin que l’enveloppe soit REELEMENT au même montant que les années passées. Cet amendement a été rejeté parla majorité, au prétexte que, et je cite M. le Président « nous considérons avec le groupe majoritaire que 5% est un effort suffisant ». C’est sans doute vrai, il n’empêche que cette réduction n’autorise pas à dire que le montant des indemnité reste constant : il augmente en réalité de plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Certains conseillers de l’opposition nous reprochent de ne pas avoir voté la réduction de 5%, c’est vrai. Nous avions voté pour l’amendement qui proposait une baisse de 7,8%.
D’autres nous font remarquer que la précédente majorité n’avait pas proposé de baisse lors du vote du budget, c’est vrai. L’opposition de l’époque n’avait d’ailleurs rien proposé en ce sens et avait, courageusement, choisi de ne pas prendre part au vote du budget (signe d’un profond respect de l’institution et de leur mandat sans doute).

Chassenon : l’art de la cohérence

La première sortie de M. Bonneau, quelques jours seulement après avoir accédé à la présidence du Conseil Départemental, a été pour annoncer en conférence de presse l’arrêt immédiat des travaux sur le site des Thermes de Chassenon.
Il justifie cette décision, à juste titre, par une volonté de cohérence avec les propositions que la nouvelle majorité avait faites lors de la campagne. Néanmoins, si je n’ai rien contre cette volonté de cohérence, je trouve dommage que ses décisions soient annoncées de façon brutale, en dehors de l’hémicycle, avec cette curieuse impression de vouloir éluder le débat.
J’aurai l’occasion de revenir sur « les économies » que doit générer cette mesure pour vous montrer qu’une nouvelle fois, dans la ligné des approximations concernant la baisse des indemnités, le compte n’y est pas.

Le compte n’y est pas notamment pour les entreprises charentaises qui s’étaient fortement investies pour participer et remporter de nombreux appels d’offres et sécuriser ainsi leurs carnets de commandes et les emplois de dizaines de charentais…
Le compte n’y est pas non plus pour le patrimoine et la culture, je n’y reviendrai pas, les spécialistes en parlent bien mieux que moi !

Enfin, pour revenir sur cette idée de cohérence tout à fait louable, Monsieur le Président nous a rappelé qu’il avait fortement combattu ce projet lorsqu’il était dans l’opposition, c’est vrai. Il prend des mesures en accord avec ses actes passés, c’est vrai aussi, même si cette mesure est une erreur pour le patrimoine mais aussi pour l’économie de notre territoire nous le démontrerons chiffres à l’appui.

Il est vrai aussi que M. Bonneau, leader de l’opposition c’était par exemple fortement opposé à la nomination de 10 vices-présidents. Si la cohérence qui lui est si chère au sujet de Chassenon s’était appliquée, il aurait pu choisir de réduire le nombre de vices-présidences, il ne l’a pas fait…

La cohérence, c’est tout un art…